Encore un de ces jeux où l'on vous impose l'honorable tâche de sauver l'univers. On va finir par devoir demander des sous pour faire ce genre de boulot, surtout quand il s'agit d'un jeu aussi bas de gamme que Wild Metal.
Dans un futur lointain, au cœur d'un certain système Tehric composé de trois planètes, les machines ont pris le contrôle et procèdent à l'anéantissement total de toute vie organique – voilà qui rappelle de façon assez flagrante le film Terminator. Le peu d'humains restant en vie comptent sur vous pour nettoyer tous ces gugus en férraille. Pour ce faire, vous serez parachuté dans des endroits stratégique où vous devrez vous emparer de bornes d'énergie et les ramener au vaisseau mère, en ayant bien sûr pris soin de liquider tout contrevenant au passage.
Avant d'entrer sur le terrain, vous devez choisir votre engin de combat : cinq tanks sont au départ, mais les faibles différences entre eux n'autorisent pas de choix autre qu'esthétique – or il se trouve que ces engins sont particulièrement laids, enfin c'est un avis, cela va de soi. M'enfin quand même. C'est maintenant le moment de débuter la bataille. Première surprise, vous vous retrouvez catapulté au beau milieu de l'action sans savoir comment ni pourquoi. Aucune scène d'intro, aucune cinématique intermédiaire, aucun écran de briefing ne vous éclaire, en gros le message est passé : tu te démerdes mon gars ! Si vous voulez être au courant il faut vous taper la doc', ce qui n'est pas spécialement la tasse de thé du joueur lambda, et ça se comprend.
Bref, maintenant que vous y êtes, vous pouvez « admirer » les splendides décors absolument affreux. Marron, beige, jaunâtre, gris, rose bonbon… wow plein les yeux pour pas un rond ! Le terrain est particulièrement accidenté, on se croirait en Auvergne, avec ces collines, ces trous, ces parois abruptes… sauf qu'ici, au lieu du gazouillis des oiseaux, c'est le grincement strident des engins de guerre, le résonnement des tirs de tourelles à canon et le fouettement des hélices d'un hélicoptère. Ce dernier est d'ailleurs dans votre camp, il fout pas grand chose, certes, mais il s'avère utile dans les situations délicates, quand par exemple votre engin est sur le flan après avoir mal négocié une irrégularité de la topographie, et que celui-ci vous remet dans le droit chemin et vous redonne un peu d'énergie (sympa le gars). Lors de votre périple, vous pourrez également amasser de nouvelles armes afin d'être plus efficace lors des combats, et faire ainsi face aux ennemis toujours plus corriace au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu.
La jouabilité est à peu près au niveau du graphisme : nulle. Le canon rotatif est une calamité à utiliser, puisque il faut à la fois se servir des gachettes analogiques, du bouton de tir (qui sert dans le même temps à changer l'axe vertical) et se soucier, à l'aveuglette, du déplacement du tank. En effet, la caméra de jeu suit inévitablement les mouvements du canon ! Je vous laisse imaginer le boxon ! D'autant qu'aucun viseur n'est apparant – c'est du pifomètre. Enfin, pour en terminer avec ce jeu décidément trop médiocre, on va causer un peu du son : les bruitages sont sourds, faibles, sans percutant, et la musique est… comment dire… absente ! Et oui ! Ces messieurs se sont pas foulés sur ce coup là. Bonjour la monotonie !
- Graphismes7/20
Franchement, c'est pas beau du tout. Les couleurs sont tristes et criardes, et parfois flashy ; de plus les graphismes ne changent quasiment pas d'une mission à l'autre.
- Jouabilité6/20
Le maniement de l'engin est trop complexe et très mal pensé. Beurk ! De plus il n'avance vraiment pas vite.
- Durée de vie14/20
Le jeu est assez long et difficile (et pour cause), vous aurez donc à cravacher un minimum. Mode deux joueurs très moyen.
- Bande son7/20
Pas de musique ! A ce niveau là c'est très grave, c'est le témoin d'un manque de foulage de la part des développeurs. Bruitages trop discrets.
- Scénario4/20
Outre le scénario dans le livret de jeu, il ne se passe rien à l'écran; strictement rien. Les missions se suivent et se ressemblent, pas de cinématique, ni d'intro ou d'écran de briefing.
Moi je dis que ça vaut pas plus que ça, même en cherchant bien on trouve pas : Wild Metal est un jeu bâclé et qui n'utilise en rien les possibilité fantastiques de la dreamcast. NUL !