Meurtres, intrigues… Discworld Noir est un jeu de polar-aventure, dans lequel vous jouez un détéctive privé en charge de mener l'enquête de sa vie. Noir, c'est noir…
C'est une histoire de meurtres et d'intrigues. Une histoire d'occulte et de vestiges d'une époque révolue. Elle se déroule sur le disque-monde, un monde plat qui voyage sur les épaules de quatre éléphants géants, eux-mêmes juchés sur la carapace de la tortue stellaire, la grande A'Tuin, un monde délimité par une cascade dont les eaux tombent dans l'espace infini. Les chercheurs ont évalué la probabilité d'une telle aberration à des millions contre un. Mais les magiciens ont calculé qu'une probabilité à plusieurs millions contre un survenait neuf fois sur dix (ce qui n'est pas logique non plus, enfin bon) ! Notre héros, si tant est que l'on puisse employer ce terme, est un homme du nom de Lewton, ancien du guet de la cité d'Ankh-Morpork. Chassé du guet pour avoir accepté un pot-de-vin, il commence tout juste à reprendre sa vie en mains après des années perdues dans les vapeurs d'alcool. Essayant de recoller les morceaux de sa vie, Lewton s'est installé en tant que détective privé de la cité. Il lui faut une affaire, et elle survient : un meurtre, évidemment.
C'est la que votre enquête débute, une jolie madame venant vous demander vos services afin de retrouver la trace de son homme. Comme dans tout jeu d'aventure qui se respecte, on retrouve une nouvelle fois l'interface d'investigation, avec le curseur qui se met à gigoter quand une action est faisable, avec l'inventaire indispensable, et le calepin. En fait, l'enquête se déroulera sous formes d'étapes. Pour progresser vers un autre lieu que celui où vous vous trouvez, vous devrez d'abord faire dire telle ou telle phrase au héros, ou découvrir tel objet. La progression se fait donc par pallier, du coup la liberté de faits et gestes s'en trouve fortement conrtariée. Les développeurs nous racontent une histoire… malheusement, le scénario est tout tracé et un peu trop figé ! Discworld Noir est plus une succession de tableaux-énigmes qu'une véritable enquête.
Evidemment, le jeu baigne dans cette atmosphère de polar, avec des décors sombres, et puis des dialogues stéréotypés. Notre gaillard cause à la parisienne, un ton monocorde, désabusé, le mec qui a tout vu et tout connu dans la vie… le type blasé par excellence, à la répartie assez singulière et l'humour glacial ; enfin devrait-dire… noir. Dans le fond un pauv' type. C'est clair que là on est à fond dans le cliché. Mais bon, c'est la personnalité du personnage. Le disque-monde est composé de quatre continents principaux, sans compter les nombreux autres continents qui ont été coulés, ceux qui ont explosé ou simplement disparu. Le premier de ces quatre continents est le continent sans nom, caractérisé par les plaines sto et les sommets ram. Sa curiosité la plus frappante (et la plus pestilentielle) est la cité d'Ankh-Morpork, la plus vieille cité du disque. Ankh-Morpork est réputée pour sa boue et ses problèmes, et c'est le théâtre de « l'action ».
Côté technique, c'est assez décevant, là aussi. Le son, tout d'abord, est vraiment gâché. L'acteur qui a prêté sa voix au personnage ne semble pas vraimetn à l'aise, avec une voix et un ton qui sonne un peu faux. Par ailleurs, Discworld Noir manque de bruitages, c'est même assez déroutant. Pour ce qui est des musiques, c'est bien léger également. Quelques bribes de mélodies, ici ou là, viennent apporter un semblant d'atmosphère. Enfin les graphismes, aussi bien pour les décors que pour le personnage lui-même, c'est très médiocre, et tout dépend également des tableaux, il est vrai. Au final, si l'aventure est assez prenante par moments, on ne peut toutefois pas dire de ce Discworld Noir qu'il est un très grand titre. A réserver plutôt aux amateurs.
- Graphismes10/20
Insuffisant pour un jeu en écrans fixes, les graphismes auraient mérité plus de soin.
- Jouabilité14/20
Interface assez simple, plutôt bien pensée, même si on s'emmêle parfois avec les nombreux boutons de la manette.
- Durée de vie14/20
Le jeu est plutôt assez long, mais n'est pas très difficile.
- Bande son8/20
Voix de piètre qualité, mais ça peut se comprendre vu la densité des dialogues. Musiques et bruitages à peu près inexistants.
- Scénario12/20
L'histoire est prenante, mais peu de surprises attendent le joueur. De plus, le scénario est trop linéaire.
On regrette ici la médiocrité du son et du graphisme dans leur ensemble, mais on apprécie plutôt l'environnement du jeu, l'histoire de fond et l'ambiance assez glauque. L'enquête est assez linéaire, et le jeu pas très long, c'est dommage.